La PAW vous présente ses meilleures vœux

La PAW vous présente ses meilleures vœux

Quelle année !

Si nous avions espoir en septembre 2021, d’avoir affronté le plus dur, les mois d’octobre et, surtout, novembre, nous ont rappelé que le virus était toujours bien présent dans nos vies.

Malgré cette situation épidémique, la PAW n’a cessé de travailler dans l’intérêt de ses membres. Outre les mensuelles réunions du conseil d’administration, nous avons terminé les travaux préparatoires à la refonte du site Internet, véritable vitrine de notre association, et trouvé, en interne, les talents nécessaires à sa réalisation. Ce projet est dorénavant dans sa phase de finalisation et nous espérons vous le mettre en ligne durant le premier semestre 2022.

Le temps ainsi récupéré pour d’autres projets a été réorienté vers l’analyse de faisabilité d’un groupement d’employeurs. À l’heure où j’écris ces lignes, le travail est en cours et il est trop tôt pour en dire plus, mais je renverrais les personnes intéressées à la newsletter du début du mois.

La newsletter, justement, initiée en 2020 déjà, a maintenant acquis un rythme mensuel (excepté durant les mois d’été, vacances obligent) et rencontre un succès qui ne se dément pas. Sa ligne éditoriale s’affine et nous souhaitons approfondir encore les interactions avec nos membres. N’hésitez pas à nous contacter pour ajouter les membres de vos conseils d’administration qui seraient intéressés.

Et sur le front politique, me direz-vous avec pertinence ?

La PAW a interpellé la ministre Morealle à plusieurs reprises afin de relayer vos inquiétudes souvent en étant entendue.

Cependant, nous restons dubitatifs quant à l’évolution de la mesure ALE.

Certes, on doit souligner comme une avancée positive le rétrécissement de la période d’indemnisation pour les demandeurs d’emploi qui souhaitent s’inscrire dans la démarche.

De même, la capsule vidéo commanditée par le Forem tranche, par sa démarche positive, avec un discours longtemps hésitant.

Nous pouvons aussi nous féliciter des modifications opérées par le Forem dans la manière dont la convention organisant l’adressage a été rédigée qui garantit ce qui est un de nos combats historiques, le maintien du caractère volontaire des prestations en ALE.

On en profitera cependant pour remarquer que cette procédure, vantée comme une solution aux problèmes de pénuries que rencontrent de plus en plus d’ALE ne semble pas rencontrer un grand succès. Je mentirais en affirmant que cela nous surprend.

En revanche, la PAW rappelle qu’elle préconise une réforme de la mesure ALE qui intègre une augmentation du revenu pour les prestataires (ce dernier n’a jamais été indexé depuis la création du système) et une valorisation des prestations dans l’analyse des dossiers des demandeurs d’emploi.

L’échec des tentatives du secteur privé commercial, à travers les plateformes de services, ou pseudosocial, à travers les IDESS, d’en finir avec les ALE ont montré que la mesure au-delà des débats qu’elle put, légitimement suscitée à sa naissance, à su trouver sa place et son utilité pour des milliers de familles à travers la Wallonie sans parler des milliers de clients et de la centaine de communes, écoles et associations à qui ces travailleurs rendent service quotidiennement.

Nous restons les acteurs de proximité respectueux de l’intérêt collectif.

Si une éventuelle réforme de la mesure ALE semble cantonnée aux arcanes namurois, la mesure titres-services a connu une évolution durant les dernières semaines de 2021.

La PAW regrette que la ministre n’ait pas jugé bon de faire appelle à son expertise, mais, au vu des mesures annoncées, ne s’en étonne pas vraiment.

Rien, au fond de bien nouveau, pour qui suit ce dossier depuis plus d’une décennie. Les organisations syndicales appuyées par la fédération des entreprises d’insertion, ayant obtenus satisfaction sur un ensemble de mesures qui, si elles peuvent sembler a priori socialement positives, visent surtout à accroitre l’avantage concurrentiel des seules entreprises d’insertions qui bénéficient de subsides spécifiques pour y faire face.

En effet, si nous ne pouvons que nous réjouir de la volonté politique d’améliorer les conditions de travail des aides-ménagèr.e.s et un début de responsabilisation de la clientèle. Nous constatons tout de même que les obligations à charge des employeurs croissent plus vite, malgré l’admirable effort réalisé sous la ministre Tillieux, que les recettes.

La PAW s’inquiète d’ailleurs de cette sorte de titre-service bashing qui a culminé dernièrement avec cette incroyable déclaration d’un responsable syndical : « À l’heure actuelle, les aides-ménagères gagnent plus via le travail au noir que de travailler via des entreprises comme celles de Federgon. »

On peut bien sûr, et la PAW fut parmi les premières à le faire remarquer, regretter que le gouvernement de l’époque ne se soit pas appuyé sur les ALE, dont c’était le métier de base, pour bâtir une offre publique de service à la personne. Cependant, en arriver, à l’occasion d’un conflit social, à inciter, à mot à peine couvert, les personnes à préférer l’illégalité sociale à la légalité révèle, a minima, d’une grande légèreté dans l’approche du secteur et de ses enjeux pour ne pas parler d’une faute éthique.

Rappelons, et à toutes fins utiles, que le « travail au noir », selon l’expression consacrée, est une double ineptie en ce qu’elle prive la sécurité sociale de cotisations alors même que cette dernière assume le versement d’allocations, mais aussi qu’elle livre entièrement le travailleur qui y consent à l’insécurité sociale par l’absence des droits les plus élémentaires (assurance loi accident du travail, indemnités de maladie, vacances annuelles et primes diverses sans parler du rôle de tampon de l’employeur en cas de perte ou d’absence du client).

Redisons-le donc clairement : oui, travailler en titre-service améliore sensiblement les conditions de vie des hommes et des femmes qui s’y investissent. Oui, depuis plus de vingt ans, les entreprises titres-services, dont les ALE furent les premières actrices, ont de façon visible offert statut et sécurité d’emploi aux salariés qui nous font quotidiennement confiance.

En sommes, et pour citer le proverbe bien connu : qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.

Mais je ne voudrais pas être plus long avec ces sujets sur lesquelles nous aurons à revenir.

En attendant laissez-nous, au nom du Conseil d’administration de la PAW, vous souhaiter une bonne année 2022 durant laquelle, plus que jamais nous serons à vos côtés pour défendre un modèle de services à la personne et à la collectivité s’appuyant sur 4000 salariés et agents régionaux unis pour l’intérêt commun.

Jean-Michel Lovinfosse               Marc Lison

                            Co-présidents

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